Microblading vs Microshading : 2 techniques pour vos sourcils en 2026

Gros plan sur les sourcils structurés d'une femme

L’essentiel en 1 minute : Microblading vs Microshading

Le Microblading est une technique manuelle imitant le poil (trait par trait) pour un rendu naturel, tandis que le Microshading utilise des points pour créer un ombrage (effet maquillé/poudré).
Le choix Microblading vs Microshading dépend surtout de votre peau : les peaux grasses doivent privilégier le Shading pour une tenue durable, car le poil à poil a tendance à devenir flou à cause du sébum.

Microblading vs Microshading : Quelle technique choisir pour vos sourcils ? (Guide Comparatif)

Microblading vs Microshading

Vous connaissez cette frustration matinale ?
Celle où l’on essaie désespérément de dessiner deux sourcils symétriques alors que le café n’a pas encore fait effet.
On dit souvent que les sourcils sont le « cadre du visage », et franchement, un cadre bancal, ça gâche tout le tableau.
C’est pour ça que le maquillage semi-permanent a explosé ces dernières années.
Mais face à la carte des prestations, c’est souvent le flou artistique : Microblading vs Microshading, on choisit quoi ?

Si vous hésitez entre le rendu ultra-réaliste du poil à poil et l’intensité veloutée d’un ombrage, vous êtes au bon endroit. Spoiler : ce n’est pas seulement une question de goût, c’est surtout une question de peau.

En bref (pour les pressées) : Le Microblading utilise une lame manuelle pour imiter le poil (rendu naturel en trompe-l’œil), tandis que le Microshading utilise des points pour créer un ombrage (effet crayon maquillé). Votre choix final dépendra surtout de la nature grasse ou sèche de votre épiderme.

Qu’est-ce que le Microblading ? (L’effet poil à poil)

Définition et technique

Imaginez de la calligraphie, mais sur la peau. Le Microblading est une technique manuelle, ancestrale dans son inspiration (le fameux tebori japonais), modernisée pour l’esthétique. La technicienne utilise un stylet métallique équipé de nano-aiguilles alignées en biseau.
Elle vient « griffer » superficiellement l’épiderme pour y insérer du pigment, traçant des traits fins qui imitent à la perfection la courbure d’un poil naturel.

Microblading

Le rendu visuel du microblading

C’est le roi du trompe-l’œil.
Quand c’est bien fait, c’est bluffant : on peine à distinguer le vrai poil du trait tatoué. Le rendu est aéré, structuré mais discret.
C’est idéal pour combler des trous dans une ligne clairsemée après des années d’épilation abusive (on a toutes connu les années 2000…).

Pour qui est-il idéal ?

Il s’adresse à celles qui veulent se lever le matin avec des sourcils « born this way », sans avoir l’air maquillée.

Le conseil de Camille

Attention au mythe du « tout le monde peut le faire ».
Si vous avez la peau grasse, fuyez le Microblading seul !
Le sébum dilate les pores et, avec le temps, le trait fin va « fuser » (bver) et s’épaissir. Vous finirez avec des traits flous plutôt que des poils nets.

Qu’est-ce que le Microshading ? (L’effet poudré)

Définition et technique

Ici, on change d’outil et d’ambiance. Le Microshading se réalise souvent au dermographe électrique (une machine de tatouage très douce) ou parfois manuellement. La technique consiste à piquer la peau point par point (pixelisation).
C’est comme du pointillisme : la multitude de petits points crée un ombrage graduel, plus clair à la tête du sourcil et plus intense vers la queue.

Le rendu visuel du microshading

Vous voyez cet effet velouté quand vous venez de maquiller vos sourcils avec un fard ou un crayon bien estompé ?
C’est exactement ça.
Le résultat est plus sophistiqué, plus « fini ». On obtient une ligne définie avec un joli dégradé de transparence.

Pour qui est-il idéal ?

C’est le chouchou des peaux sensibles (car moins traumatisant que la griffure) et des peaux grasses.
C’est aussi la technique préférée de celles qui ne sortent jamais sans leurs sourcils faits.

Microblading vs Microshading : Le grand comparatif

Comparons ce qui est comparable. Voici ce que vous allez réellement ressentir et vivre.

Différence de douleur et sensation

Soyons honnêtes, ce n’est pas une séance de spa, mais c’est supportable.

  • Microblading : La sensation s’apparente à une petite griffure de chat répétée ou une épilation vigoureuse. Le bruit du « scratch » peut être surprenant au début.
  • Microshading : C’est souvent décrit comme moins douloureux, plutôt un picotement ou une vibration continue. La peau est moins « ouverte » qu’avec la lame du blading.

Cicatrisation et entretien

La phase de cicatrisation, c’est le moment « montagnes russes émotionnelles ». Après la séance, la couleur fonce (pas de panique !). Puis, des petites pellicules ou croûtes vont se former.
C’est là qu’il ne faut jamais gratter.

  • Soins : Crème cicatrisante obligatoire et on évite l’eau, le sauna et le sport intensif (transpiration) pendant 7 à 10 jours.
  • Le Microshading a tendance à cicatriser de manière un peu plus homogène que le Microblading qui peut perdre quelques « poils » en route (d’où la retouche).

Durée de tenue et vieillissement

C’est là que le match Microblading vs Microshading se joue sur la longueur.

  • Le Microblading tient généralement 6 à 12 mois avant de nécessiter une retouche couleur.
  • Le Microshading, grâce à l’implantation en pixels, tient souvent mieux : 1 an, voire 2 ans selon l’intensité choisie.

Attention : si les pigments sont de mauvaise qualité (contenant trop d’oxydes de fer), vos sourcils peuvent virer au gris ou à l’orange. D’où l’importance de ne pas chercher le prix le plus bas à tout prix.

Quel prix pour ces prestations ?

Tarifs moyens constatés en France

La beauté du regard est un investissement. En France, comptez en moyenne entre 200 € et 450 € pour une création complète.
Pourquoi un tel écart ? Vous payez l’expérience de l’artiste (c’est un métier d’art !), la localisation du salon, et surtout la qualité du matériel (pigments certifiés, aiguilles stériles à usage unique).

L’importance de la retouche

Vérifiez toujours si la retouche fixatrice (à faire 4 à 6 semaines après) est incluse.
Elle est quasi obligatoire : la peau rejette naturellement entre 30% et 50% du pigment après la première séance.
C’est lors de cette retouche qu’on parfait le travail.

Le verdict selon votre type de peau

Si vous ne deviez retenir qu’une chose de cet article, c’est ce paragraphe.
C’est votre boussole.

Peaux sèches à normales

Vous avez de la chance, vous avez l’embarras du choix ! Microblading vs Microshading, c’est selon votre goût.
Envie de naturel ? Blading. Envie de sophistication ? Shading.

Peaux mixtes à grasses

Ici, le débat est clos.

Le conseil de Camille

Avec une zone T qui brille ou des pores dilatés, le Microblading vieillira mal.
Le sébum « brouille » le dessin du poil.
Optez impérativement pour le Microshading ou un Combo (voir plus bas).
C’est la seule façon d’avoir un résultat durable et net sur le long terme.

Peaux matures ou sensibles

La peau s’affine avec l’âge. Le Microblading peut être un peu trop agressif sur une peau très fine (« papier à cigarette »).
Le Microshading, plus doux dans son effraction cutanée, est souvent la meilleure option pour sublimer un regard mature sans traumatiser le tissu.

La solution hybride : Le sourcil « Mixte » ou « Combo Brows »

Le meilleur des deux mondes

Vous n’arrivez pas à choisir dans le match Microblading vs Microshading ?
Prenez les deux ! C’est ce qu’on appelle le « Combo Brows ».
La technicienne réalise des poils en Microblading uniquement au niveau de la tête du sourcil (pour la légèreté et le naturel) et poursuit avec un Microshading sur le corps et la queue du sourcil (pour la densité et la tenue).
C’est mon option favorite pour un rendu 3D ultra-moderne.

Comment choisir son institut et éviter les ratés ?

Les critères de sécurité et d’hygiène

On ne badine pas avec l’hygiène quand il y a effraction cutanée.
Vérifiez que la technicienne a suivi la formation « Hygiène et Salubrité » (obligatoire en France). Les aiguilles doivent être ouvertes devant vous.
Les pigments doivent respecter les normes REACH de l’UE (pour éviter les métaux lourds).

Le conseil de Camille

Ne regardez pas (que) les photos du résultat immédiat sur Instagram. Tout est beau juste après la séance.
Demandez à voir des photos de cicatrisation (healed work).
C’est là qu’on juge la vraie maîtrise de la technicienne. Si le pigment a viré ou fusé, fuyez.

BONUS :
Les contre-indications absolues à connaître

Avant de réserver, assurez-vous d’être éligible.

Le maquillage permanent est interdit ou nécessite un avis médical pour :
– Les femmes enceintes ou allaitantes (principe de précaution).
– Les personnes diabétiques (cicatrisation difficile).
– Les personnes sous traitement anti-acné fort (type Roaccutane/Curacné) : il faut attendre 6 mois après l’arrêt.
– Les hémophiles ou personnes sous anticoagulants.

N’oubliez jamais le test d’allergie 48h avant si vous avez un terrain sensible !

FAQ Sourcils : Microblading vs Microshading

Quelle est la différence principale entre Microblading et Microshading ?
La différence fondamentale réside dans la technique et le rendu : le Microblading dessine des poils trait par trait pour un effet naturel, alors que le Microshading crée un ombrage par points pour un effet maquillé poudré.
Est-ce que le Microblading ou le Microshading fait mal ?
La douleur est largement supportable, souvent comparée à une épilation à la pince. Une crème anesthésiante peut être appliquée pour plus de confort. Le Microshading est généralement ressenti comme étant plus doux que le Microblading.
Peut-on faire un Microblading sur une peau grasse ?
Ce n’est pas recommandé. Sur une peau grasse, le sébum dilue le pigment et le trait finit par baver ou s’effacer très vite. Le Microshading est l’option technique la plus viable pour ce type de peau.
Combien de temps dure le maquillage semi-permanent ?
Il dure entre 8 et 18 mois selon la technique choisie (le shading tient souvent plus longtemps), votre type de peau et votre exposition au soleil. Une retouche annuelle est nécessaire pour raviver la couleur.
Peut-on passer du Microblading au Microshading ?
Oui, tout à fait ! Il est fréquent de transformer un ancien Microblading qui s’est estompé en Microshading (ou Combo) pour redonner de l’intensité et corriger d’éventuelles asymétries.