L’essentiel en 1 minute : Acide polyglutamique
L’acide polyglutamique (PGA) est un puissant hydratant issu du soja fermenté, capable de retenir jusqu’à 5000 fois son poids en eau.
Contrairement à l’acide hyaluronique qui pénètre la peau, le PGA forme un film en surface pour sceller l’hydratation, lisser les ridules et booster l’éclat.
Il convient à tous les types de peaux.
Acide Polyglutamique : Le nouvel actif miracle qui détrône l’acide hyaluronique ?

Vous connaissez cette sensation frustrante ? Celle d’avoir appliqué scrupuleusement votre sérum hydratant le matin, pour retrouver votre peau qui « tire » et marque les ridules à peine la pause déjeuner passée.
C’est le combat quotidien de la déshydratation, et croyez-moi, je connais ça par cœur.
Pendant des années, l’acide hyaluronique a été notre chevalier blanc.
Mais depuis quelque temps, un petit nouveau fait vibrer les laboratoires de cosmétologie (et ma salle de bain) : l’acide polyglutamique. Plus puissant, plus protecteur, ce peptide issu de la fermentation du soja promet de retenir jusqu’à 5000 fois son poids en eau.
C’est 5 à 10 fois plus que son célèbre cousin. Alors, simple buzz marketing ou véritable révolution hydratation ? J’ai mené l’enquête pour vous.
Qu’est-ce que l’acide polyglutamique (PGA) exactement ?
Avant de vous dire de courir l’acheter, faisons un petit point science (promis, ça reste digeste). L’acide polyglutamique n’est pas un acide exfoliant qui va piquer votre peau.
C’est un hydratant humectant ultra-douceur.
Origine et fabrication : Le secret du Natto
L’histoire de cet actif commence dans une assiette japonaise. Si vous avez déjà voyagé au Japon, vous avez peut-être croisé le Natto au petit-déjeuner.
Ce sont des graines de soja fermentées avec une bactérie spécifique (Bacillus subtilis). Ça sent fort, ça a une texture filante et un peu collante… et c’est justement cette substance visqueuse qui regorge d’acide polyglutamique.
Ne vous inquiétez pas, dans vos cosmétiques, l’odeur est neutralisée, mais le pouvoir hydratant, lui, est conservé.
Si ce procédé de biotechnologie vous intrigue, je vous invite à découvrir en détail comment est obtenu l’acide polyglutamique par fermentation pour mieux comprendre sa naturalité.
Structure moléculaire et fonctionnement
Imaginez le PGA comme un maillage invisible.
Contrairement à de petites molécules qui filent sous la peau, l’acide polyglutamique est une grosse molécule (un polymère).
Il reste en surface pour former un bouclier souple qui empêche l’eau de s’échapper. C’est le gardien de votre barrière cutanée.
Les 4 bienfaits prouvés de l’acide polyglutamique pour la peau
Pourquoi intégrer ce nouvel actif alors que nos placards débordent déjà ? Parce qu’il fait ce que les autres ne font pas.
1. Une hydratation de surface inégalée
Son super-pouvoir, c’est de limiter la TEWL (Transepidermal Water Loss), ou perte insensible en eau. En gros, il verrouille l’hydratation à l’intérieur de l’épiderme. C’est la doudoune imperméable de votre peau en hiver.
2. Action anti-âge et repulpante
L’effet visuel est souvent bluffant et quasi immédiat. En gorgeant les couches superficielles d’eau, l’acide polyglutamique « gonfle » les cellules de surface.
Résultat ? Les ridules de déshydratation sont lissées et la peau gagne en rebond.
3. Renforcement de l’acide hyaluronique naturel
C’est un point fascinant : le PGA agit comme un garde du corps. Il inhibe l’activité d’une enzyme appelée hyaluronidase, qui est responsable de la destruction de notre propre acide hyaluronique naturel. Non seulement il hydrate, mais il protège vos réserves existantes.
4. Boost d’éclat immédiat (L’effet Glass Skin)
Parce qu’il forme un film microscopique très lisse sur la peau, il reflète mieux la lumière. C’est l’actif secret pour obtenir cet effet « Glass Skin » (peau de verre) si cher à la K-Beauty, sans avoir l’air huileuse.
Le conseil de Camille
Attention à la confusion : le PGA n’est pas gras.
J’insiste là-dessus car beaucoup de mes lectrices craignent la brillance. Contrairement à une huile visage qui nourrit (lipides), l’acide polyglutamique désaltère (eau). Il laisse un fini soyeux, presque ‘siliconé’ au toucher, mais totalement respirant et non comédogène.
Acide Polyglutamique vs Acide Hyaluronique : Le match
Doit-on jeter ses flacons d’acide hyaluronique à la poubelle ? Absolument pas.
Google et les réseaux sociaux aiment les opposer, mais en réalité, ils forment le couple de l’année.
Différences de taille et de pénétration
| Caractéristique | Acide Hyaluronique (AH) | Acide Polyglutamique (PGA) |
|---|---|---|
| Action principale | Hydrate en profondeur (selon le poids moléculaire) | Hydrate et scelle en surface |
| Pénétration | Pénètre l’épiderme | Reste en surface (filmogène) |
| Texture | Souvent aqueuse ou gélifiée | Plus soyeuse, effet « lissant » |
Pourquoi faut-il les associer ?
C’est ici que la magie opère. L’acide hyaluronique attire l’eau dans les couches de la peau, et l’acide polyglutamique vient sceller le tout au-dessus pour empêcher cette eau de repartir. C’est la synergie parfaite : l’un remplit le verre, l’autre met le couvercle.
Pour quels types de peau est-il recommandé ?
La bonne nouvelle, c’est que le PGA est un actif très diplomate : il s’entend bien avec tout le monde.
- Les peaux déshydratées et sèches : C’est votre nouveau meilleur ami. Si votre peau « boit » votre crème trop vite, le PGA va prolonger le confort.
- Les peaux matures : Avec l’âge, la peau retient moins l’eau. L’effet tenseur et repulpant du PGA aide à retrouver une certaine densité visuelle.
- Peut-on l’utiliser sur une peau grasse ou acnéique ? Grand oui ! Sa texture est légère, aqueuse et ne bouche pas les pores. Il permet d’hydrater sans alourdir, ce qui est crucial pour réguler la production de sébum.
Comment intégrer l’acide polyglutamique dans sa routine ?
Pas besoin de tout changer, il suffit de l’insérer au bon endroit.
À quelle étape l’appliquer ? (Le Layering)
La règle d’or en beauté : du plus fluide au plus épais.
Étape 1
Nettoyage (Démaquillage et Lavage)Étape 2
Lotion Tonique (Équilibre du pH et Préparation)Étape 3
Sérums Traitants (Aqueux, Concentrés en Actifs)Étape 4
Hydratation Intense (Sérum à l’acide polyglutamique)Étape 5
Crème de Scellement (Pour sceller l’hydratation)Matin ou soir ?
Les deux ! Le matin, il est génial pour protéger la peau des agressions (clim, froid) et lisser le grain avant le maquillage.
Le soir, il booste la récupération nocturne.
Avec quels actifs le mélanger ?
C’est un actif stable et « calme ». Vous pouvez l’utiliser après votre Vitamine C le matin ou votre Rétinol le soir. Il aidera même à apaiser les éventuelles irritations liées à ces actifs puissants.
Le conseil de Camille
Pour maximiser l’effet éponge, ne séchez pas totalement votre visage après le nettoyage.
Appliquez votre sérum au PGA sur une peau légèrement humide (ou après un pschitt d’eau thermale).
Il capturera ces molécules d’eau pour les emprisonner dans votre épiderme. Effet rebondi garanti !
Les critères pour bien choisir son sérum
Le marché commence à être inondé de références. Voici comment faire le tri pour ne pas acheter juste de l’eau gélifiée.
- Concentration : Cherchez des concentrations efficaces, généralement entre 0.1% et 3%. Cela paraît peu, mais c’est un actif très puissant, pas besoin de plus.
- Ingrédients complémentaires : Il fonctionne rarement seul. Une formule qui contient aussi de la glycérine, de l’aloe vera ou des céramides sera d’autant plus performante pour réparer la barrière cutanée.
Effets secondaires et contre-indications
Je prône toujours la transparence : aucun actif n’est parfait pour 100% des gens. Le risque principal reste l’allergie, bien que rare.
Comme le PGA est souvent issu du soja fermenté, les personnes très allergiques au soja devraient faire un test cutané (patch test) dans le pli du coude avant de l’appliquer sur le visage.
Côté grossesse et allaitement, c’est un actif généralement considéré comme sûr car il ne pénètre pas dans le sang, mais demandez toujours validation à votre médecin par précaution.
